Le Projet d’appui au Parlement et aux processus électoraux (Pappe) a organisé une cérémonie de clôture d’un atelier de réflexion sur le Code électoral aux membres et personnels du Conseil constitutionnel ce vendredi 29 août 2025 à N’Djaména.
Deux jours durant, les membres et le personnel du Conseil constitutionnel ont réfléchi et discuté au tour du Code électoral mis en vigueur au Tchad. Cet exercice a permis aux participants de revisiter les différentes dispositions du Code électoral et des propositions ont été faites afin de permettre son amélioration.
Pour la coordinatrice du Projet d’appui au Parlement et aux processus électoraux (Pappe), Madjiguene Thiam, cet atelier de réflexion financé par l’Union européenne à travers le Centre européen d’appui électoral (Eces), est une démarche essentielle pour en jeter les bases solides vers une future réforme électorale. « Nous retenons de vos contributions la nécessité d’une stratégie nationale coordonnée de gestion des contentieux électoraux, bâtie sur l’expérience du Conseil constitutionnel, de l’Agence national des gestions des élections (Ange) et des Tribunaux de grandes instances, et conçue en concertation avec tous les acteurs concernés. Cette approche participative est la condition pour garantir des réformes crédibles, durables et alignées sur les standards démocratiques régionaux et internationaux, en particulier ceux de l’Union africaine » a-t-elle fait remarquer. Madjiguene Thiam a rappelé que cet atelier n’est pas une fin en soi, mais une étape importante vers la construction collective d’élections transparentes, inclusives et crédibles au Tchad. « Ensemble, nous avons posé des jalons essentiels pour préparer une réforme électorale structurelle contribuant à organiser des élections plus crédibles, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans les institutions et la consolidation de l’État de droit » ajoute-t-elle.
Le président du Conseil constitutionnel Jean Bernard Padaré qui a reconnu la qualité des échanges, la rigueur des analyses et la pertinence des propositions formulées lors de cet atelier, témoigne selon lui, de l’engagement collectif qui anime les personnels et membre de son institution qui celui de garantir, par la précision du texte, la crédibilité du droit et la solidité des institutions démocratiques.
« La relecture du Code électoral est une entreprise exigeante, qui mobilise à la fois l’intelligence juridique, le sens du détail et la conscience institutionnelle. Les travaux menés au cours de cet atelier ont permis d’identifier des pistes d’amélioration, de renforcer la cohérence des formulations et de consolider l’architecture normative du texte. Ce sont là des avancées précieuses, qui méritent d’être capitalisées dans la suite du processus » a-t-il fait comprendre. Tout en félicitant l’équipe du Pappe pour la qualité de leur accompagnement, il rappelle aux personnels et membres du Conseil constitutionnel que les acquis de ces deux jours irriguent durablement leurs pratiques rédactionnelles et renforcent leur capacité à produire un droit clair, accessible et opérationnel.
