L’audience du président du SIET renvoyée au 2 février 2026

Détenu le 8 janvier dernier à la prison de Klessoum, le président du Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (Siet), Djimoudouel Faustin est comparu ce lundi 26 janvier 2026 devant le tribunal de grande instance de N’Djaména. On lui reproche d’usurpation de titre, trouble à l’ordre public, incitation à la révolte et rébellion. Devant les membres de la Cour, le syndicaliste Djimoudouel Faustin a été soumis à un interrogatoire sans précédent afin de d’infirmer ou confirmer les chefs d’accusation qui lui ont été notifiés. Cependant, le détenu dit n’avoir pas usurpé le titre et que se sont bel et bien ses pairs qui l’ont élu à la tête du Siet. Djimoudouel Faustin a également déclaré qu’il ne se reconnaît pas non plus dans les autres faits qui lui sont reprochés notamment : incitation à la révolte, trouble à l’ordre public ainsi qu’à la rébellion, tout en  se référant aux textes et lois de la République en vigueur. Déclarations que le Ministère public a rejetées en bloc tout en demandant au président du Siet d’en apporter les preuves. Chose qui n’a pas plus le collectif des conseils de Faustin. Pour ledit collectif, c’est plutôt le Ministère public qui doit en principe prouver en quoi les faits qui sont reprochés à son client constituent une véracité et non le contraire. Tout de même les avocats de Faustin on formulé une demande accompagnée des certificats médicaux pour la mise en liberté provisoire de leur client afin de se soigner en attendant une autre audience. Mais, le Ministère public a toujours rejeté ladite demande la qualifiant de prématurée. Après le délibéré, l’audience est renvoyée pour lundi 2 février 2026.

Les avocats de Faustin et ses militants n’entendent pas lâcher

Pour le vice-président du Syndicat indépendant des enseignants du Tchad (Siet), Tohou Kokissolo, les charges retenues contre Faustin ne sont pas fondées et qu’en principe il devrait être relaxé. Malheureusement, la décision prise par le juge a été surprise et décourageante. « On sait que la  condamnation de notre président est arbitraire. Mais au lieu de faire appliquer les textes, le juge a simplement fait la volonté des individus », s’est indigné Tohou Kokissolo. Le vice-président du Siet a toutefois souligné que lui et ses camarades chercheront les documents justificatifs dont fait allusion le Ministère public pour les présenter à la prochaine audience. Le collectif des conseils du président Faustin se disent quant à eux, déterminés et maintiennent leur cap pour l’audience du 2 février prochain.

N.D.J

 

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