Le gouvernement du Tchad, en partenariat avec le Système des Nations unies, organise un atelier de validation du rapport national de suivi de la mise en œuvre du programme d’action de Doha ce mercredi 11 février 2026 à N’Djaména.
Cet atelier marque une étape importante dans la mise en œuvre des engagements issus du Programme d’action de Doha, qui vise à soutenir le relèvement économique et social des Pays les moins avancés (Pma) après la pandémie de covid-19 ; de réduire la pauvreté et les vulnérabilités multidimensionnelles ; d’accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) ; de créer les conditions d’une graduation durable hors de la catégorie des Pma et de favoriser une approche inclusive fondée sur le principe de ne laisser personne de côté. Le Programme d’action de Doha s’articule autour de six priorités structurantes, à savoir: l’investissement dans le capital humain, la science et l’innovation, la transformation structurelle, le commerce et l’intégration régionale, la résilience face aux chocs, et la solidarité internationale en vue d’une graduation durable.
Pour le coordonnateur résident Pays du système des Nations-Unies, cet atelier intervient à un moment où, avec Tchad Connexion 2030, le gouvernement tchadien a engagé une dynamique ambitieuse de modernisation des infrastructures, de diversification économique et d’amélioration des services sociaux. Le Programme d’action de Doha vient renforcer cette vision et poser les bases d’une sortie progressive, durable et inclusive du statut de Pma. Il est donc essentiel que ses priorités soient pleinement appropriées et intégrées dans les cadres nationaux de planification et de programmation. « Le rapport que nous examinons aujourd’hui revêt une importance particulière. Il constituera la contribution officielle du Tchad au processus mondial de suivi du DPoA, en amont de l’examen à mi-parcours prévu en 2027. Il doit refléter avec clarté les progrès réalisés, les défis persistants, les bonnes pratiques, ainsi que les besoins en partenariats, financements et renforcement des capacités. Au-delà d’un exercice de redevabilité, il s’agit d’un véritable outil de plaidoyer stratégique, c’est pourquoi, la rencontre de ce jour est donc déterminant. Elle doit permettre d’enrichir le contenu du rapport, d’en renforcer la cohérence et de valider un document final crédible, fidèle aux réalités nationales et porteur d’un message fort à l’attention de nos partenaires », encourage-t-il.
L’atelier est lancé par la ministre déléguée chargée de l’Economie, du plan et de la coopération internationale Fatima Haram Acyl qui reconnait que l’adoption du Programme d’action de Doha en mars 2022 par le Tchad, pays enclavé et classé parmi les Pma, marquera une étape importante. Cette initiative dit-elle, s’inscrit dans la volonté du Tchad de lutter contre la pauvreté et d’atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030, en mettant un accent particulier sur le capital humain, la transformation de l’économie, la résilience et la mobilisation des ressources. Elle rappelle que l’un des aspects essentiels de ce Programme est son orientation claire vers une sortie durable de la catégorie des Pma et cela passe nécessairement par des partenariats renforcés, une meilleure coordination des actions et l’utilisation d’approches innovantes, adaptées aux réalités tchadiennes.
« Dans la perspective de l’examen à mi-parcours de haut niveau prévu en 2027, il a été demandé à chaque pays concerné d’élaborer un rapport national de suivi. L’objectif est clair : faire le point sur les progrès réalisés, identifier les difficultés rencontrées et dégager des pistes d’action pour la suite. Le rapport qui vous est soumis aujourd’hui répond précisément à cet objectif. Il constitue un outil important d’appropriation nationale et de dialogue avec nos partenaires. Il servira également de base aux évaluations régionales et mondiales du Programme d’action de Doha. Son élaboration a été le fruit d’un travail collectif, mobilisant les points focaux des ministères sectoriels, plusieurs institutions nationales, les experts des agences du Système des Nations Unies, ainsi que les membres du comité technique interministériel. Malgré des délais serrés, les équipes mobilisées ont travaillé avec sérieux et engagement pour respecter l’échéance de soumission fixée au 13 février 2026. Je tiens à saluer cet effort, qui permet aujourd’hui à notre pays de disposer d’un document de référence pour apprécier objectivement la mise en œuvre du Programme d’action de Doha. L’atelier qui s’ouvre ce jour a pour objectif principal d’examiner ce rapport, de l’enrichir à travers vos contributions, puis de le valider définitivement. Vos observations, suggestions et recommandations seront déterminantes pour améliorer la qualité et la pertinence de ce document stratégique », encourage-t-elle.
