Lutte contre la corruption : un redressement de plus de 990 milliards francs CFA en 2025

L’Agence indépendante de lutte contre la corruption (Ailc) a célébré la Journée mondiale de lutte contre la corruption, ce 9 décembre 2025. Lors d’un déjeuner de presse, autour du thème : “S’unir avec la jeunesse contre la corruption : assurer l’intégrité des hommes de demain”.

Le coordonnateur général de l’Ailc, Ousman Abdéramane Djougourou, souligne l’importance du thème, par l’implication de la jeunesse dont le nombre constitue le véritable levier de cette lutte. Il annonce qu’un numéro vert (1222) est mis en place parmi les mécanismes qui relèvent de la stratégie de cette lutte. Parmi les axes prioritaires de cette lutte figure également la promotion de la transparence dans la gestion des ressources publiques, la protection des lanceurs d’alerte et des journalistes d’investigation.

 

Un trou de plus 910 milliards de francs révélé

Le bilan des activités présenté par le directeur général des investigations et du contentieux, Ousman Mamadou Affono, renseigne que les 37 missions diligentées en 2025 dans différents secteurs ont permis de générer : 910 969 736 354 francs CFA de redressement ; 120 662 868 826 francs CFA de recouvrement dont 22 060 037 851 francs CFA correspondant au montant réel reversé au Trésor public et 98 602 830 975 correspondant au montant compensé ; 790 306 867 528 de francs restants à recouvrer. Ces missions ont également permis de récupérer 31 véhicules de l’État indûment gardés ou cédés ; identifier plusieurs véhicules supplémentaires irrégulièrement détenus dont certains sont activement recherchés.

 

Des dossiers en contentieux et poursuites judiciaires engagés

Le bilan présenté fait état de plus de 20 dossiers en contentieux qui mettent en cause 92 personnes, dont 54 sont relevées ou suspendues de leurs fonctions, 38 font l’objet de poursuite judiciaire, 6 sont déjà condamnées, 18 en détention et 14 en fuite et recherchées. Toutes ces personnes sont poursuivies pour détournement, faux, usage de faux, concussion et corruption.

“Un bilan à la fois factuel, analytique et accessible qui permet de mesurer l’ampleur des défis, mais aussi la détermination de l’Ailc à y faire face (…)”, informe Mamadou Affono.

Roy Moussa