La banlieue de Bakara a vibré le dimanche 25 octobre 2026, au rythme de l’ouverture de la saison culturelle du centre Au nom de l’art. Plusieurs personnalités ont fait le déplacement pour la circonstance, au rang desquels le ministre en charge de la Culture, Abakar Rozi Téguil, qui l’a officiellement ouvert.
Les spectacles programmés à l’espace dédié au célèbre footballeur tchadien Mouandilmadji Marius ont tenu la route. Notamment la musique, ouverte par la prestation de Maoundoé himself, suivis de plusieurs autres artistes musiciens, dont celle du groupe Ngone Saar, qui continue d’emballer le public. Quelques spectacles de danse également sont servis, pour le bonheur surtout des enfants de Bakara en grand nombre. L’espace a accueilli également des démonstrations des arts martiaux. Entre les différentes prestations, le centre propose également un éventail de gastronomie accessible à toutes les bourses, pour le bonheur des palais.
“Les ateliers de Maoundoé” reprennent ainsi, axés sur les formations et apprentissages, dans les domaines de la musique, danse, théâtre, poterie, sculpture, etc.
Faire naître les talents de demain
Pour le ministre en charge de la Culture, Abakar Rozi Téguil, pendant que les élèves reprennent le chemin de l’école, les artistes eux reprennent le chemin de la création. “(…) C’est exactement ce que nous voulons, une culture vivante et accessible comme cela se passe ici à Bakara, au plus près de la population et qui touche notre jeunesse. Les ateliers de Maoundoé et “l’open mic” offrent à nos jeunes, un espace pour apprendre. Oser monter sur scène et prendre la parole, permet de voir l’avenir d’un Tchad talentueux et ouvert sur le monde (…)”, dit Abakar Rozi Téguil. Pour lui, la culture n’est pas un luxe mais une source d’emploi et de fierté nationale. Il admet que c’est l’existence des centres comme celui promu par Maoundoé Célestin, qui font naître les talents de demain. “C’est pourquoi, mon département vient d’accorder une subvention, aussi modeste soit-elle, au centre “Au nom de l’art” pour soutenir ses activités. Le ministère restera au côté du centre”, a-t-il annoncé, tout en saluant l’engagement de l’équipe Au nom de l’art. Ce qui est une bouffée d’oxygène pour le centre.
Roy Moussa
