L’urgence d’une agriculture moderne qui sécurise

“Dans les savanes arborées du Tchad : voyage en agriculture”, c’est le titre d’un essai publié par Clément Mathieu, Professeur de Science du sol à l’Académie des Sciences d’Outre-mer, spécialiste de l’étude et de la conservation des sols et d’agronomie tropicale, aux éditions Harmattan et présenté le 20 septembre 2022 à la Librairie la Source. Un titre qui est d’actualité dans notre pays. Alors on se demande quels sont les sujets abordés dans cet essai de 273 pages structuré en 14 chapitres ?

L’intitulé “dans les savanes arborées du Tchad : voyage en agriculture” relate la situation globale de l’agriculture dans la région des savanes soudaniennes au sud du Tchad, en démontrant l’urgence de l’agriculture. Comme a souligné à juste titre, le spécialiste, le Tchad, complètement enclavé est un des pays le plus pauvre du monde. La population est à 80% liée à l’agriculture, restée très traditionnelle et autarcique. Pour l’auteur, les 46 ans durant de parcours dans le continent africain et plus particulièrement la partie sud du Tchad prouvent que : “les agriculteurs sont très demandeurs de formation, d’aide à la gestion et à l’organisation de leurs exploitations”.

En plus de l’introduction et de la conclusion de cet essai, s’ajoutent les 14 chapitres traitant la question de la sécurité alimentaire en tenant compte de la diversité de culture et de l’élevage au Tchad. Cependant le livre est structuré comme suit : le chapitre 1 : sahara, sahel et savane, 2 : le sud agricole, 3 : sécurité alimentaire et développement rural, 4 : le sol, élément essentiel pour l’agriculture, 5 : l’intégration agriculture-élevage, 6 : pour quel mécanisme ? 7 : la gestion de l’exploitation, 8 : le coton, une filière en crise, 9 : le maraîchage et l’agriculture périurbaine, 10 : crédit et microcrédit, 11 : les formations agricoles, la recherche et l’information, 12 : les organisations professionnelles et les Ong, 13 : l’odeur du pétrole et en fin le chapitre 14 : sortir de l’impasse.

“Depuis 60 ans, les chercheurs ont démontré que le moteur de l’Afrique est l’agriculture. Le coton, qui, a épuisé le sol et mal payé les agriculteurs est le résultat de l’agriculture rivière. Cependant le sol nourrit mais, il faut aussi le nourrir, une des obligations de l’agriculteur alors les animaux sont et constituent le nœud principal de l’agriculture”, soutient l’essayiste. Ce livre de 273 pages est le fruit de 20 ans de recherches, poursuit-il.

“Le sort du Tchad se joue dans les vingt ans à venir. L’équation sécuritaire alimentaire-croissance démographique ne peut se résoudre qu’en développant l’agriculture et en créant des emplois pour les jeunes ruraux. Pourtant les avertissements n’ont pas manqué et des solutions ont été proposées. Les paysans tchadiens sont prêts à s’engager dans une révolution verte de grande ampleur mais introduire le changement et favoriser un véritable développement à la fois aux ruraux et aux citadins reste le privilège et la responsabilité des autorités nationales et du gouvernement avec l’engagement du chef de l’Etat”, lit-on au dernier paragraphe du livre.

LARKONG L. Nadège, Stagiaire.

 

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