Le centre des jeunes Don Bosco a accueilli du 5 au 6 septembre 2026, une formation des tradipraticiens, couplée à l’Assemblée générale organisée par la Confédération nationale des tradipraticiens du Tchad (Cntt).
Le président du comité d’organisation, Antoine Ahobadé Ousmane, a rappelé que la médecine traditionnelle demeure un patrimoine vivant, largement utilisé par les populations, dont sa reconnaissance exige organisation, formation et encadrement. C’est pourquoi a-t-il dit, cette formation revêt une importance particulière, car elle vise à renforcer les capacités des tradipraticiens sur les bonnes pratiques de récolte, de transformation, de conditionnement, d’étiquetage, d’hygiène et de contrôle qualité des produits traditionnels. Il rappelle que la valorisation de ce savoir-faire, doit aller de pair avec la sécurité des usagers, la qualité des produits et le respect des normes professionnelles.
« Nous savons tous que la médecine traditionnelle occupe une place essentielle dans l’offre de soins. C’est pourquoi il est nécessaire de promouvoir une pratique responsable, fondée sur la rigueur, la transmission des connaissances et le respect de la santé publique », a-t-il rappelé. Tout en félicitant l’actuel bureau, dont d’importantes actions sont à son actif, Antoine Ahobadé Ousmane encourage le nouveau bureau qui élu à consolider l’unité, renforcer la gouvernance, promouvoir la transparence et porter haut la voix des tradipraticiens auprès des institutions nationales et internationales. A l’ensemble des participants, le président du comité s’est réjoui de cette rencontre qui dit-il, constitue une opportunité de partage d’expériences, de dialogue scientifique, de coopération entre les acteurs de la pharmacopée traditionnelle et permet d’approfondir les réflexions sur la réglementation, la certification, l’habilitation et les mécanismes d’amélioration continue des pratiques « Dans un contexte auquel les savoirs traditionnels suscitent un intérêt croissant, il est essentiel de bâtir des ponts entre la tradition, la recherche et les politiques publiques. Cela implique une meilleure documentation des pratiques, une protection des connaissances, et une valorisation durable des ressources médicinales», exhorte-t-il.
Cette rencontre de deux jours, a mis l’accent sur le partage des connaissances relatives à la pharmacovigilance, le traitement des hépatites, le traitement des maladies de peau et l’insuffisance rénale, le traitement de la prostate et du diabète, etc.
