Les artistes saisissent la Chambre nationale des huissiers du Tchad

Suite au communiqué rendu public par les différentes plateformes des artistes, relatif au dénouement de l’adjudication du terrain jouxtant Finadev et l’espace culturel ACAMOD au profit du promoteur dudit espace culturel, les huissiers Me Lanessoki Paki Julienne et Kouchacbe Tedjonba ont envoyé en date du 10 octobre 2026 un contre-communiqué au collectif des artistes. Ce à quoi le président du comité de crise Renaud Dingamayel répond:
« Les artistes ne sont pas des vagabonds va-t-en-guerre. Ils ont de la jugeote, du discernement et de la suite dans les idées. Jusqu’ici, le Comité de crise et les trois responsables des plateformes artistiques et culturelles ont joué franc-jeu avec les huissiers, privilégiant le dialogue, la transparence et le respect des engagements pris.
Mais que personne ne s’y trompe : la volonté de privilégier une issue pacifique ne saurait être interprétée comme un signe de faiblesse. Si les artistes sont disposés à respecter leur parole, ils attendent, en retour, que la leur soit respectée. Les assimiler à des personnes incapables de tenir leurs engagements serait une grave erreur d’appréciation.
La patience a ses limites et le respect doit être réciproque. Si les artistes ont jusqu’ici fait le choix de la responsabilité et de l’apaisement, ils n’entendent pas pour autant se laisser mépriser ni piétiner leurs droits. Ils sont prêts à défendre leurs intérêts avec détermination, par tous les moyens légaux à leur disposition.
Des sources dignes de foi indiquent que le collectif des artistes du Tchad, toutes corporations confondues, se tient droit dans ses bottes et se prépare à faire face, dans le strict respect de la loi, aux deux huissiers signataires du contre-communiqué contestant la victoire d’ACAMOD. Ce collectif entend défendre les intérêts des artistes et faire respecter les engagements pris dans le cadre du règlement de cette affaire.
Le Comité de crise et les responsables des plateformes artistiques et culturelles ont fait preuve de bonne foi. Il appartient désormais à chaque partie d’assumer ses responsabilités afin d’éviter que cette affaire ne prenne une tournure plus conflictuelle. Car le dialogue n’a de sens que lorsque la parole donnée engage toutes les parties»

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