Sit-in du personnel de PetroChad Mangara

Le personnel de PetroChad Mangara, succursal de Glencore a organisé un sit-in ce mercredi matin devant l’immeuble. Ils réclament de leur employeur les droits sociaux.

“Nous vous rappelons que dès l’annonce de la vente des actifs de PetroChad Mangara à Perenco, nous avons réclamé le payement de nos soldes de tout compte. Nous avons mené moult plaidoiries auprès des autorités, et rencontré maintes fois le staff dirigeant de PetroChad Magara pour échanger autour de nos revendications. Malheureusement, la direction n’a pas voulu entendre raison. Elle n’a pas cédé à nos réclamations mais s’est juste contentée de nous proposer deux (2) mois de salaire comme bonus en contrepartie” informe le délégué du personnel Djingar Mati. Pour lui, ils ont raison et ils ne réclament que leur dû. “Selon les textes de l’OHADA et ceux du Tchad, une succursale n’a pas de personnalité juridique. Dès lors que la maison mère Glencore décide de vendre les actifs de sa succursale à une autre société, la fille qui est PetroChad Mangara disparait également. C’est pour donc dire que puisque Glencore quitte le navire, sa succursale n’existe pas non plus” précise-t-il.

Le délégué du personnel renseigne qu’ils ont frappé à beaucoup de portes et la dernière autorité qu’ils ont saisie est le Président du Conseil militaire de transition qui a compris la situation.  C’est pourquoi, il a instruit dit-il, le ministre du Pétrole et de l’énergie et son collègue de la Fonction publique de s’exécuter par rapport à la réclamation des acquis sociaux du personnel avant tout passage de main de PetroChad Mangara à Perenco. C’est pour dire poursuit Djingar Mati, que les droits sociaux doivent être payés. Malheureusement encore, nous constatons que rien n’a été fait, et les membres du staff de Glencore présents à N’Djaména ont quitté le pays sur la pointe de pied sans avoir payé leurs droits sociaux. “Nous ne réclamons en ce moment que l’exécution de la décision du chef de l’Etat qui ne doit souffrir d’aucune ambiguïté. Elle ne doit non plus être écorchée car la décision du Pcmt est exécutoire” conclut-il.

Minnamou Djobsou Ezéchiel

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