4 OSC s’indignent contre la persistance des conflits intercommunautaires

Dans une déclaration commune intitulée ‘’appel n°3 : la population tchadienne paie le prix du silence de l’État’’ quatre organisations de la société civile (OSC) dénoncent le silence du gouvernement tchadien face aux récurrents conflits intercommunautaires dans plusieurs contrées et demandent l’organisation d’un dialogue national véritablement inclusif.

Il s’agit de la Coalition contre l’impunité (CCI) de Me Jacqueline Moudeïna, l’Association tchadienne pour la promotion et la défense de droit de l’homme (ATPDH) de Mme Ildjima Lokiam Agnès, Public interest law center (PILC) de Me Delphine Kemneloum Djiraïbé et l’Association des femmes pour le développement et la culture de la paix au Tchad (AFDCPT) de Mme Narmadji Céline. Ces signataires toutes des femmes, disent avoir constaté qu’aucune suite favorable, ni une mesure adéquate n’ont été prises suite à leurs propositions contenues dans une déclaration faite le 26 mai dernier intitulée ‘’appel n°2’’ relative au drame survenu à Mandakao et l’arrestation de Dr Masra Succès pour régler les conflits de façon générale et ramener la paix. En tout état de cause, insistent-elles, l’organisation d’un dialogue national véritablement inclusif pour fonder une nation tchadienne juste et équitable et un État démocratique avec des institutions fortes, s’impose comme une priorité. De poursuivre que le refus de s’engager dans la recherche des solutions pérennes a engendré et continue de produire des conséquences dommageables sous l’œil complice des autorités locales et du pouvoir. A titre d’illustration, les signataires ont cité dans déclaration, les conflits intercommunautaires survenus au cours du mois de juin dans le village d’Arounga dans la province du Ouaddaï faisant état de 15 morts et celui d’Oregomel dans le Mayo-Kebbi Ouest faisant 17 morts sans occulter les arrestations des personnes qui persistent dans plusieurs villages des zones des conflits. Selon les signataires, tout cela arrive par l’inaction de l’Etat à travers ses représentants locaux, entraînant leurs responsabilités dans les pertes en vies humaines et matérielles. Il est plus que jamais temps de briser le cycle de violence afin de construire ensemble un avenir fondé sur le respect de la dignité et la vie humaine et des valeurs démocratiques, concluent-elles.

NDJ