Amina Priscille Longoh assiste des associations

 

La ministre de la Femme et de la protection de la petite enfance, Amina Priscille Longoh, a offert des dons à cinq groupements et associations en charge de la protection des enfants vulnérables, le 20 février 2021, au cours d’une cérémonie organisée au centre social N°4, dans le quartier Klémat.

Les bénéficiaires sont les enfants des centres Dieu bénit et Dakouna espoir, l’Orphelinat Shalom, l’Association pour la protection et solutions aux enfants abandonnés (Apsoa), la Fondation amour pour la fondation des enfants en détresse (Fafed). Les donations sont constituées d’un kit composé de 250 matelas éponges, 250 couvertures, 250 moustiquaires et une enveloppe de 5 millions francs CFA, pour renforcer le service minima de protection des enfants dans les centres, pour leur bien-être harmonieux.

Dans son discours de circonstance, la ministre a rappelé que le Tchad fait face à des crises récurrentes et complexes provoquées par des catastrophes naturelles, des conflits armés et intercommunautaires, dont les premières victimes sont les femmes et les enfants. Découlant de cette crise, l’insécurité alimentaire, la malnutrition, le déplacement des populations et les urgences sanitaires, entraînent plus de 7,5 millions de personnes (la moitié de la population tchadienne), dans une vulnérabilité aiguë ou chronique, exacerbée par le faible niveau de développement, les risques climatiques et les crises économiques.  

 

Prendre en compte les Directives des Nations unies relative à la Cde, mais…

Une occasion saisie aussi pour la ministre, qui a rebondi sur la ratification par le Tchad, des Directrices des Nations unies, relatives à la Convention pour la protection des enfants (Cde), qui donnent une orientation autre que les  perceptions actuelles autour des notions de la protection de l’enfance et les activités des structures privées nationales en charge de ces protections. En invoquant l’article 20 de la Cde qui stipule que “tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé  de son milieu familial, ou qui dans son intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection spéciale de l’Etat”, la ministre justifie et plaide la situation des structures d’accueil, partenaires du ministère en charge de la protection de la petite enfance, en ces termes : “(…) c’est aussi la raison pour laquelle le ministère de la Femme et de la protection de la petite enfance soutient les efforts de tous les acteurs pour réaliser des interventions efficaces et de haute qualité en matière de la protection de l’enfance en temps de paix et dans les contextes humanitaires. Au regard de ce constat, la création des structures d’accueil, pour la prise en charge de ces enfants, est une réponse aux préoccupations du gouvernement en matière de la protection de l’enfant. Il existe malgré tout, des structures d’accueil sous équipées, avec des employés engagés, mais qui ne peuvent pas laisser les enfants dans la rue, faute d’alternative”.

Pourquoi ne pas considérer ces structures comme partenaires responsables sur la question, s’est-elle interrogée, avant de situer que le ministère a inscrit dans sa feuille de route, l’appui technique et financier à différentes structures d’accueil pour  l’enfance. Elle a indiqué que l’objectif ultime de l’appui des structures d’accueil est d’abord le renforcement des capacités en appui technique, matériel et financier aux organisations œuvrant pour la prise en charge alternative des enfants vulnérables dans les structures de protection de l’enfance.

Spécifiquement, il s’agit d’apporter un appui financier et matériel aux structures de protection de prise en charge des enfants vulnérables ; d’organiser une campagne ou des journées de réflexion sur la situation des enfants vulnérables vivant dans les structures de prise en charge signée en octobre 2020 ; de disséminer et vulgariser les lignes Directrices relatives à la prise en charge alternative à la protection de remplacement  pour les enfants dans les structures de protection de l’enfant ; de faire des propositions des points sur le mécanisme de suivi des acteurs relatives à la protection et au remplacement des enfants dans les structures de protection de l’enfant dans le contexte de la Covid-19 ; apporter un appui financier et matériel conséquent, pour la prise en charge des enfants vulnérables davantage fragilisés par la crise sanitaire.

La cérémonie a vu la présence de nombreux responsables des structures en charge pour la protection de la petite enfance, des partenaires, du personnel du ministère et des habitants du quartier sortis pour la circonstance.

Roy Moussa

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