Le festival des Bateaux-Dragons célébré

L’Ambassade de la République populaire de Chine au Tchad, a célébré dans ses locaux le dimanche 14 juin 2026, l’année sino-africaine des échanges humains et culturels.

C’est sous le format du festival de poésie Chine-Tchad, des « Bateaux-Dragons », que l’Ambassadeur Wang Xining a accueilli ses invités, constitués des membres du gouvernement, diplomates, personnalités diverses de marque et les artistes. Un festival qui symbolise le dialogue entre les peuples, place la Chine et le Tchad dans un dialogue interculturel, sous-tendu par plusieurs activités, où les domaines culturels, artistiques et artisanaux sont mis en évidence, à travers des prestations complémentaires ou croisées Chine-Tchad.

L’on a vu des étudiants de l’université Conficius déclamer des poésies sur des textes chinois (Ode à la terre) ou celui du Tchadien Joseph Brahim Seid, extrait du recueil « Au Tchad sous les étoiles » (vivre ici, c’est apprendre à résister au vent). L’exposition d’art plastique proposée par le centre « Au nom de l’art » de Bakara, la peinture et la perlerie, l’artisanat d’art à travers la démonstration de la fabrication de poterie par les potières de Gaoui, celle du Kung fu chinois par un club tchadien d’art martial, les danses tchadiennes et chinoises séparées, puis celles croisées, un défilé de mode vestimentaire sino-tchadien, ainsi que des prestations de chants tchado-chinoises, par les employés de l’entreprise pétrolière Cnpc. Le tout assaisonné par un buffet bien arrosé, ou la gastronomie et l’art culinaire chinois est mis en évidence.

Abakar Rozzi Téguil, le ministre en charge de la Culture, dans son mot de circonstance, s’est appesanti sur le rôle fondamental de la culture dans le renforcement de la construction des relations internationales. « Les échanges culturels constituent un levier essentiel, pour renforcer la compréhension mutuelle entre les nations et promouvoir la coexistence harmonieuses, dans un monde marqué par la diversité », dit le ministre, saluant l’excellence des relations entre le Tchad et la Chine, dans sa dimension multiforme.

 

La Chine et le Tchad, unis par une tradition poétique

Ainsi s’exprime l’Ambassadeur de la Chine au Tchad, Wang Xining, à l’entame de son discours. « Par les poèmes et les chants, les peuples chinois et tchadiens expriment leurs émotions et nourrissent leur aspiration à une vie meilleure », dit le diplomate. Il rappelle que le président Xi Jinping a avancé l’initiative pour la civilisation mondiale, en préconisant la vision civilisationnelle de l’égalité, de l’inspiration mutuelle, du dialogue et de l’inclusion. « Les échanges entre les civilisations permettent de dissiper les incompréhensions, l’apprentissage mutuel favorise le progrès commun, et la diversité culturelle constitue une richesse pour l’humanité. La Chine demeure profondément attachée à sa riche tradition culturelle, tout en restant ouverte aux fruits des autres civilisations », ajoute-t-il.

L’ambassadeur chinois rappelle un proverbe de chez lui : « Une seule fleur ne fait pas le printemps ; lorsque cent fleurs s’épanouissent, le jardin devient magnifique ». Puis un autre africain qui enseigne qu’ « Un seul tronc d’arbre ne peut soutenir une maison ». Des proverbes qui révèlent une vérité essentielle : les civilisations sont différentes, mais elles sont toutes égales, en dignité et en valeur. Il n’existe pas de civilisation supérieure à une autre. « C’est dans le respect mutuel, l’ouverture, le dialogue et l’apprentissage réciproque que les peuples trouvent les voies vers le progrès et la prospérité », fait remarquer l’ambassadeur Wang Xining.

Roy Moussa

 

 

Laisser un commentaire