Olam explore le marché de l’huile de palme au Tchad

Le gouvernement du Tchad et la société Olam ont signé, le 6 août 2020, un mémorandum d’entente relatif au financement, à la construction et à l’exploitation d’un complexe de raffinage de l’huile de palme à N’Djaména.

L’usine sera bientôt installée par Olam palm Gabon (Opg), qui importera sa matière première du Gabon où la société possède 63 000 hectares de plantations de palmiers à huile. L’usine produira différentes qualités d’oléine de palme raffinées, des graisses et de la margarine. L’Opg envisage également la transformation des produits locaux tels que l’arachide et le sésame. Selon Ibrahim Malloum, secrétaire général de la Contontchad SN chargé de la commercialisation, “le Tchad consomme annuellement 185 000 tonnes d’huile comestible répartie comme suit : 33% d’huile d’arachide “andouria”, 26% d’huile de palme importée, 16% d’huile d’arachide traditionnelle, 15% d’huile de coton et 10% d’importations diverses. “On évalue à 39 000 tonnes soit 25 milliards francs CFA par an, payés en devises, les importations de l’huile de palme et tournesol”, informe Ibrahim Malloum. Pour lui, l’implantation d’un grand groupe agro-industriel comme Olam international au Tchad, rassure d’autres investisseurs pour venir au Tchad. “La réponse des investisseurs sera massive si des mesures importantes sont prises pour encourager les investisseurs déjà en place et assainir le climat des affaires”,  appelle-t-il.

Du côté du gouvernement tchadien, la signature de ce mémorandum a pour objet principal de fournir un cadre d’échanges, de collaboration  et aussi de déterminer les engagements et les modalités d’actions à entreprendre par les deux parties en vue d’atteindre les objectifs visés. Mais le respect des engagements et obligations des deux parties constitue un gage primordial dans la concrétisation de ce partenariat.

Le Tchad regorge d’énormes potentialités qui n’attendraient qu’à être exploitées. C’est pourquoi, le projet de construction et d’exploitation d’un complexe de raffinage d’huile de palme dans notre pays est aussi un grand pas que nous franchissons vers le développement d’une meilleure intégration économique”, souligne Lamine Moustapha, ministre tchadien de Développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé.

Ce projet d’investissement est la conséquence de l’implantation d’Olam international au Tchad à travers sa filiale Contontchad SN dont elle détient 60% du capital. Ce qui fait de la Contontchad la tête du pont pour les investissements futurs d’Olam dans les différents secteurs d’activités au Tchad.

“Cotontchad se doit de promouvoir les importantes ressources et les potentialités dont regorge le Tchad afin que celles-ci soient mises en valeur par des entreprises expertes, respectueuses de l’étique et de l’environnement. Ces entreprises doivent participer de manière effective au développement du Tchad”, interpelle Ibrahim Malloum.

ANG