Le Tchad a commémoré ce 11 août 2026, ses 66 années d’accession à la souveraineté. Une commémoration différente de celle des autres années précédentes par son caractère organisationnel.
À l’accoutumée, la fête de l’indépendance se célèbre par une prise d’armes à travers un défilé militaire pédestre, aérien et motorisé qu’accompagnent d’autres temps forts. Cette année au contraire, elle a été limitée. Elle a été juste marquée par un passage en revue des troupes, de la levée des couleurs, suivie d’un dépôt de gerbe de fleurs sur le monument des martyrs par le chef de l’État et d’un défilé pédestre.
Le défilé a réuni des détachements militaires et paramilitaires, l’Armée nationale, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, la Garde nationale et nomade, la Douane, la Garde communale, la Garde forestière, ….
Deux chefs d’État africains ont répondu à l’invitation de leur homologue Mahamat Idriss Déby : le président de la refondation de la République de Madagascar, Colonel Michaël Randrianirina, et le Bissau-guinéen de la transition, Général Horta N’tam.
Le protocole n’a pas pipé mot sur la restriction du programme de cette prise d’armes du 11 août 2026. Toutefois, on évoque des raisons sécuritaires, pas plus. La veille déjà une ambiance d’une véritable ville garnison a prévalu à N’Djaména. De multitudes de véhicules blindés de l’armée bourrés d’hommes armés jusqu’aux dents avaient pris d’assaut les points stratégiques de la capitale, comme si N’Djaména était en guerre.
NDJ
